Plan Stratégique National de Plaidoyer en matière de lutte contre le Paludisme (PSNPP) en Côte d'Ivoire 2018-2023

Date of Publication
2020

Le paludisme constitue un défi majeur en matière de santé publique. Au cours des vingt dernières années, le monde a connu de grands progrès en matière de réduction de la morbidité et de la mortalité dues au paludisme, en partie grâce à un investissement mondial visant à améliorer l’accès et la qualité des interventions qui sauvent des vies.

Cependant, la situation générale du paludisme dans les pays endémiques, comme la Côte d’Ivoire se caractérise par une stagnation alarmante ! Ainsi, on considère qu’en Côte d’Ivoire :

- Le paludisme est la cause principale de l’absentéisme scolaire et au travail
- L’incidence du paludisme demeure élevée : 247 ‰ pour les enfants de moins de 5 ans, 134 ‰ pour la population générale (rapport PNLP 2017 et le rapport RASS 2017).
- Le nombre de décès liés au paludisme enregistré est de 3222 (rapport PNLP 2017).
- La prévalence parasitaire chez les enfants de moins de cinq ans est de 37 % (source : EPPA 2016) et le taux de positivité des tests : 67 % (ESS 2016)
- Le revenu moyen des ménages dépensé pour les soins liés à cette maladie est de 12 à 14 %.
« Mobiliser un leadership et des ressources pour la lutte contre le paludisme, c’est investir dans l’avenir, c’est vaincre le paludisme ». Globalement, le fardeau du paludisme a considérablement diminué grâce aux progrès de la lutte antivectorielle, du diagnostic et du traitement dus en grande partie à l’attention accrue et à l’engagement politique local visant à augmenter les financements et à renforcer les partenariats publics-privés et la société civile. Le vent est en train de basculer vers une ère où l’élimination du paludisme est à portée de main. L’avenir s’annonce propice pour vaincre le paludisme ! Toutefois il reste encore beaucoup à faire et les efforts de plaidoyer, en particulier dans les pays qui oeuvrent dans le sens de la pré-élimination comme la Côte d’Ivoire, doivent rester vigilants pour maintenir l’élan et faire progresser le programme de lutte contre le paludisme en vue de son éradication. D’où la pertinence de ce Plan stratégique national de plaidoyer en matière de lutte contre le paludisme (PSNPP) pour la Côte d’Ivoire. Il nous faut maintenir le cap. Le Plan stratégique national de plaidoyer en matière de lutte contre le paludisme (PSNPP) 2018-2023 servira à harmoniser la programmation des actions de plaidoyer et à garantir que les interventions de plaidoyer sont alignées sur les priorités du Plan stratégique national de lutte contre le paludisme (PSNP) 2016-2020. Il va guider les professionnels du changement social et comportemental et de la communication en santé, et les autres parties prenantes concernées à concevoir, mettre en oeuvre, surveiller et évaluer les interventions de plaidoyer pour s’assurer qu’elles sont compatibles avec les politiques nationales et internationales actuelles. Ce guide, développé à travers un processus stratégique qui prend en compte les principes d’une stratégie efficace, est localisé, ciblé, prouvé, collaboratif, influent, redevable et pérenne.

Ce plan de plaidoyer, qui fait partie du Plan Stratégique National de Communication pour le Changement Social et des Comportements en Matière de Lutte Contre le Paludisme, a pour but de contribuer à la vision d’une Côte d’Ivoire émergente et prospère sans paludisme à travers la réalisation d’un objectif d’impact, à savoir : « D’ici à 2023, 75 % des chefs de ménage adoptent des comportements favorables à la lutte contre le paludisme », comme défini dans le PSN de communication.

Ce plan a pour but de contribuer à la vision d’une Côte d’Ivoire émergente et prospère sans paludisme à travers la réalisation d’un objectif d’impact, à savoir : « D’ici à 2023, 75 % des chefs de ménage adoptent des comportements favorables à la lutte contre le paludisme ». Cet objectif d’impact sera atteint seulement avec un appui défini et soustendu par des objectifs d’effets :
• d’ici à 2021, le gouvernement et les institutions de l’État consacrent 10% du budget alloué à la lutte contre le paludisme, au volet communautaire et à la communication ;
• d’ici à 2021, des PTF (PMI, FM, UNICEF, OMS et autres) consacrent 60 % des financements mobilisés pour la santé de la mère et de l’enfant aux interventions de la lutte contre le paludisme ;
• d’ici à 2022, 60 % des entreprises du secteur privé s’impliquent dans la lutte contre le paludisme dans la protection et la prise en charge de leurs employés et leurs familles ;
• d’ici à 2022, 50 % des autorités administratives déconcentrées et décentralisées mènent des activités de sensibilisation de lutte contre le paludisme dans leurs localités ;
• d’ici à 2022, 60 % des leaders communautaires et religieux mènent des activités de sensibilisation de lutte contre le paludisme dans leurs communautés ;
• d’ici à 2022, 50 % des professionnels des médias diffusent des messages de sensibilisation sur le paludisme à l’endroit des populations.

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